Le président de l’Association interprofessionnelle de la filière palmier à huile (AIPH), Kouassi Constantin, a animé ce mercredi 5 mai, une conférence de presse au siège de ladite association à Abidjan, pour exprimer la grogne des producteurs de cette filière relative aux blocages des prix sur le marché interne.


Il a saisit cette occasion pour faire une doléance à l’Etat de Côte d’Ivoire de réduire la Taxe de la valeur ajoutée (TVA) de 18 à 9% pour permettre à la deuxième transformation de faire face aux récriminations des producteurs.


 "Ce qui fait que les producteurs grognent un peu partout et les usiniers de la première transformation en font de même", a indiqué Kouassi Constantin, par ailleurs président de la fédération des producteurs de palmier à huile de Côte d’Ivoire.

 Selon lui, le blocage des prix de l’huile de palme avait été demandé  pour 03 mois par l’Etat de Côte d’Ivoire. Mais passé ce délai, les producteurs estiment nécessaire que le prix soit libéré.


Il s’agit précisément de 80 000 Fcfa par tonne de régime de palmier à huile pour les producteurs et 640 000 Fcfa par tonne d’huile de palme brute. "Il faut libérer ces prix pour permettre aux différents acteurs de faire face aux exigences du moment telles que l’augmentation du prix du carburant, facteur de collecte des régimes et la hausse du prix des engrais", a indiqué le président de l’AIPH, Kouassi Constantin.


Poursuivant, il a ajouté que le blocage des prix est dû également au fait que le prix de la Côte d’Ivoire est indexé sur le marché international face à la flambée coûts mondiaux. "A partir de ces coûts mondiaux, le Ministère de tutelle a demandé aux acteurs de bloquer les prix pour que des compensations puissent se faire, après quand ceux-ci vont baisser", a-t-il expliqué.


A l’en croire, si cette situation perdure cela va entrainer des circuits frauduleux d’importation. Ce pourquoi, les producteurs réclament le déblocage du différentiel qui leur a été imputé.


Ce différentiel au niveau des producteurs est de 35 000 Fcfa par tonne pour les 03 mois de blocage, tout comme pour les usiniers de la première transformation.


"On est déjà autour de 03 milliards Fcfa de perte en 03 mois. Nous pensons qu’après 03 mois de blocage, il faut qu’on revienne à la vérité des prix pour éviter une asphyxie générale de la filière", a souhaité Kouassi Constantin.


Face à la hausse continue des cours mondiaux de février à avril 2021 et même en mai 2021, au terme des missions d’échanges de l’AIPH avec les dirigeants des sociétés agro-industrielles, les planteurs réclament le remboursement des créances dans les plus brefs délais.


L’AIPH avait à ses côtés la Fédération nationale des unions des sociétés coopératives de planteurs de palmier à huile de Côte d’Ivoire (FENACOPAH –CI), l’Association professionnelle des sociétés agricoles de première transformation du palmier à huile (APROSAP-CI) et Groupement des industriels transformateurs de l’huile de palme (GITHP).