Sept policiers ont été tués au cours de trois attaques dans l'Etat pétrolier de Rivers, a annoncé samedi la police nigériane.

 

Le sud-est du Nigeria connaît ces dernières semaines une recrudescence d'attaques visant les forces de sécurité, que les autorités attribuent à des militants séparatistes.

 

Dans la soirée de vendredi, "des hommes armés à bord de deux véhicules ont attaqué un poste de contrôle sur le pont de Choba, tuant deux policiers", a indiqué le porte-parole de la police de l'Etat de Rivers, Nnamdi Omoni, dans un communiqué.

 

Les mêmes hommes armés s'en sont ensuite pris au commissariat de Rumuji, tuant deux policiers en faction. "Deux des assaillants ont été grièvement blessés et sont morts sur place", a ajouté le porte-parole. Lors d'une troisième attaque, contre le commissariat d'Elimgbu, trois policiers ont été tués. 

 

"La sécurité a été renforcée dans tous les postes de police de l'Etat", a souligné le porte-parole.

Les tensions entre le pouvoir central et les séparatistes d'Ipob (Indigenous People of Biafra), un groupe séparatiste qui milite pour l'indépendance du Biafra, restent fortes dans la région, plus de 50 ans après la fin de la terrible guerre civile du Biafra (1967-1970) qui a fait près d'un million de morts, en majorité issus de l'ethnie locale igbo.

 

L'Ipob a publié au début de l'année des vidéos d'une nouvelle milice, baptisée "Réseau sécuritaire de l'Est" (ESN), dans lesquelles on peut voir des dizaines, voire des centaines de combattants à l'entraînement.